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La culture du Pavot des Iko Pouly Nyai au Laos

Le village de Gnang Luang
Toutes les familles produisent de l'opium (0.8 kg à 2.5 kg par famille et par an), 34 personnes fument, dont 40% de femmes. Certains enfants commencent à fumer dès l’age de 15 ans.
La technique de culture
a/ Critères de choix de la parcelle pour les villageois
Terres exposées au nord, pas trop pentues, en zone climatique humide le long des montagnes, avec une exposition courte au soleil, en terre fraîche et bien drainée, de préférence noire. La parcelle est utilisée 2 à 5 ans de suite selon sa qualité, en alternance avec le mais, le concombre et la courge.
Si la terre est appropriée pour le pavot, elle est à nouveau utilisée après 3 ans de jachère. Contrairement aux Hmongs de la province, les parcelles familiales sont continues et forment une immense parcelle villageoise de pavot.
b/Préparation de la terre
La terre est préparée en octobre après la récolte du maïs. La terre est sarclée et clôturée avant le semis. Les semences sont sélectionnées l'année précédente à partir des bulbes les plus gros, elles peuvent être sélectionnées par couleur de fleur (blanche et pourpre), mais en général, elles sont mélangées.
c/ Semis
Le semis s'organise par famille en octobre et novembre, à raison de 1 à 3 kg de semences par main d'oeuvre. Un rai (0.17 ha) demande en moyenne 2 à 3 kg de semences, ce qui fait entre 12 et 17 kg par hectare. Le taux de germination est faible (20% maximum) et la sortie des germes demande plus de 15 jours.
d/Eclaircissage
Les pieds sont éclaircis en décembre, pour laisser un pied tous les 8-15 cm. Les pieds sont à cette occasion sarclés par la majorité des familles. Les pieds sont légèrement tirés et couchés, ils se redressent au bout de 3 jours. Cette technique, rarement observée ailleurs, permet, parait-il, un meilleur rendement.
e/Désherbage
Cette activité, comme pour le riz de pente, constitue le facteur limitant familial à l’extensification de cette culture. La femme et les enfants passent de nombreuses heures à désherber entre décembre et janvier. Dans le village, on compte qu'une personne à une capacité de désherbage qui lui permet d'entretenir en moyenne un champ de 2000 m2.
f/ Récolte
La récolte débute en général vers le 15 janvier et se termine en février - mars. En 1992, après une année 1991 pluvieuse et un hivers frais, la récolte s'est terminée en mars. En 1994, après une année 1993 plus sèche et un hivers moins rigoureux, la récolte s'est achevée fin février.
Les hommes, mais surtout les femmes s’occupent de la récolte. Ce travail est long et s’effectue deux fois par jour sur la période de récolte. Les bulbes dont les pétales viennent de tomber sont incisés en après midi ensoleillé avec un couteau à 2, 3 ou 4 lames. En effet, le pistil doit être chaud pour permettre à la sève d'être liquide et de couler à l'extérieur du bulbe. Les bulbes sont incisés une première fois sur une moitié, une deuxième fois le lendemain sur l'autre moitié. La sève se durcit avec la fraîcheur de la nuit et elle est ré coltée très tôt le matin, de 5 heure à10 heure, avant qu'elle ne ramolisse. La récolte se fait au moyen d'un petit racloir fait localement. Traversez les rizières pendant le circuit Cambodge et Laos.
La résultat de la récolte dépend de :
- La densité de pieds et l'homogénéité de la levée dans la parcelle;
- La croissance du pied et le développement des bulbes, liés à la fertilité du sol et au climat en novembre et décembre;
- Le climat pendant la période de récolte, le temps doit être ensoleillé l’après midi pour l'incision, et frais, nébuleux et humide la nuit et le matin.
Les villageois disent que la variété de pavot à pétales blancs donne un meilleur  rendement que la variété pourpre.
f/ Ressuyage et stockage
La récolte est mise à ressuyer et à oxyder pendant 1 à 3 jours en plein soleil, puis mise à brunnir quelques jours dans la maison, avant de la diviser en boides enveloppées dans du papier de bambou. Chaque paquet est pesé et stocké dans la maison. L'opium peut être conservé plusieurs années de cette façon.
g/ La destination de la production
La majorité de la production est fumée, machée ou vendue dans le village même. Environ 1/4 à 1/3 est échangé ou vendu à l'extérieur du village.
Utilisation médicale
L'utilisation première de l'opium est médicale. On l'utilise contre la toux, la diarrhée et la douleur. On peut le mélanger avec de l’aspirmé. En cas d'accouchement difficile, la femme peut fumer de l'opium. Pour les maux de tête, on applique une boulette d'opium sur la tempe après s'être piqué avec une aiguille.
Cette large utilisation de l'opium lorsqu'un mal ou une maladie ne peut pas être guéri par les rites spirituels est souvent une source d'addiction. Pour les femmes, se nourrir avec les mains imprégnées d'opium pendant les 3 semaines de récolte est également un facteur possible d'addiction.
 
L'opiomanie
Quel qu’en soit l'origine, 34 personnes fument régulièrement (11% du village), dont au moins un tiers de femmes. Parmi celles ci, 2 opiomanes ne sont plus capables de travailler.
Pour les fumeurs réguliers, la pâte d'opium est mélangée avec de l'aspirine thailandais acheté au marché. La consommation se passe en trois séances de 15 pipes (jusqu'à 5 séances). La consommation journalière est de 1.5 Bi (4,16 gr), ce qui fait 1,5 kg par fumeur et par an. Les grands fumeurs consomment jusqu'à 2.5 kg par an. (1 kg =360 Bi). La consommation villageoise est estimée à 55 kg par an.
 
Les autres utilisations du pavot
- Feuilles de jeunes plants;
- Graines mangées sèches ou grillées;
- Huile avec un pressoir local, utilisée pour les lampes à huile ou à opium;
- Les déchets des graines pressées pour l'huile servent à faire des gateaux ou à combattre la toux et la diarrhée.
L'échange et la vente 
L'opium est principalement é changé sur le marché de Sing, cotme des vêtements, des ustensiles de cuisine et d'autres produits manufacturés de première nécessité. Des commerçants Lao, Iko et Lue vivant sur la pondère en face du Myanmar viennent églement à certaines périodes pour acheter la production.
Les ventes s'effectuent en bath, en kips ou en barre d'argent. Le kilogramme valait entre 55,000 et 70,000 kips en mars-juin 1992, mais seulement 18,000 à 25,000 kips en 1993, à cause de la surproduction et de la faible demande. En 1994, après une mauvaise production, les prix remontaient à 70,000 - 100,000 kips en avril 1994 et continuaient à grimper jusqu'en septembre (120,000 kips/kg).
Certaines familles non fumeuses produisent suffisamment pour pouvoir thésauriser en buffles, en bovins et en porcs et ainsi, par la production d'opium, développent l'économie familiale et améliorent leur condition de vie.
L'échange se passe aussi lors des travaux de récolte de l'opium, lorsque les femmes Lue et Tai Neua viennent proposer des plats préparés au bord du champ. Elles se font payer en opium. Les femmes de la plaine viennent également chaque jour dans le village pour vendre des friandises, des gâteaux et des soupes, payés en opium.
Cet opium servira à les payer quelques semaines ou mois plus tard, quand les Iko viendront se faire employer pour les travaux agricoles. A ce moment là, la valeur de l'opium augmentant (dépression de la piastre d'indochine entre juillet et octobre, car forte offre des Iko sur le marché de Sing pour acheter le riz (et l'opium pour les fumeurs en manque), les salariés Iko perdent sur ce système de spéculation.
Le village 
Les villages Iko sont de coutume implantés proches des sommets, à flanc de montagne entre 1000 et 1500 mètres d'altitude, de préférence dans une cuvette entourée de forêts pour s'abriter du vent. Les sites recherchés sont orientés au nord, favorisant la culture du pavot sur les pentes aval du village. Le site doit présenter un cours d'eau (ou une source) à l'est et un espace vierge utilisé comme cimetière (environ 200 mètres du village) à l'ouest.
Les limites de l'espace villageois sont marquées:
- en amont par la balançoire "Diekoutcha" utilisée lors de la fête du mois de septembre "Yakhutcha". Cet élément n'admet aucune construction en son amont;
- en aval par la porte "Lokhan", qui marque la séparation avec la forêt;
- Les accès amont ( vers le rai) et aval (vers la plaine) sont marqués par des autres portiques (Lokhan) implantés à une centaine de mètres des limites du village;
- Par la rivière ou la source à l'ouest;
- Par le cimetière à l'est;
- Les extensions de village peuvent se faire à l'est et à l'aval.
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Mettre à jour : 13-02-2017
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